Search

nathaliesarahblog

Two moms reaching out to the next generation, one blog post at a time

Separating Your Passions From Your Employment

A number of factors have led me to write about today’s topic. It started with watching a wonderful movie that I came across this summer on Netflix called Departures. It’s no longer available to stream in Canada but if you ever get a chance to watch it, I highly recommend it. It’s about a Japanese cello player that takes on an excessive amount of debt to purchase an exquisite cello, only to find out soon afterwards that the orchestra whom he plays for is dismantling. He eventually finds a new career as a nōkanshi—a traditional Japanese ritual mortician- which is seen in Japan as an undesirable and unlucky career. The movie is filled with humour and beauty stemming even from something as bleak as death. But what struck me most about it was the subtle message that turning your passions into employment might not be a very good idea.

This message has stayed with me for some time now, mostly because it appears to be counter-intuitive to what most of us believe about making career decisions. Career counsellors, well-intentioned family members and even famous philosophers tell us that we should choose a career based on our dreams and our passions.

Never chase after money, chase after your dreams, passions and opportunities and the money will come naturally – Unknown 

Choose a job you love and you will never have to work a day in your life – Confucius (551 BC – 479 BC)

The problem is that these quotes and well-meaning experts don’t take into account how human motivation works and how it can be affected by reward systems. In a simple psychological experiment by Lepper et al., 1973 the authors demonstrated the relationship between intrinsic motivation and the effects of reward.

In this study, preschoolers who enjoyed drawing prior to the study were then introduced to one of three conditions. Some children received no reward for their drawings, others received a surprise reward after the fact, and others were told they would receive a reward for drawing once the study was over. In order words, this last group was told that they would get a certificate with a goal seal and ribbon if they drew. Each child was invited into a separate room to draw for a specified amount of time and were then given their reward or not, depending on the condition.

Over the next few days, the children from all the groups were observed through one-way mirrors to determine how much they would continue to draw on their own. The results show that the expected-reward group engaged in much less spontaneous drawing. On average the amount of drawing was reduced by half! In other words, their intrinsic motivation to engage in the behaviour without any incentive or reward, decreased significantly.

reward-and-motivation

What this study and many others are essentially pointing out is that when we are rewarded for behaviour, we are less likely to engage in that same behaviour if the reward is subsequently removed. For example, let’s say you love to snowboard but then you are rewarded for snowboarding (via a pay check or other reward). According to this study, you will be less likely to snowboard unless a reward is attributed to it. Presumably, your intrinsic motivation for the behaviour decreases.

Something to think about…

So if choosing employment should not stem from passion, then how do we proceed? The opposite does not ring true either. That is to say, that one should not choose something they despise to do as employment in order to maintain their passions.

The reality is that in any job or career, there will be ups and downs. Some days are inevitably more difficult than others. The point is to make the best of it. Try to appreciate the fact that the job that you have may not be a passionate one, all the time, but at least it provides the freedom and the financial stability that allows you to engage in those passions you do have. The two go hand in hand. And when the time comes for my children to start considering what career path they will follow in life, I hope they will find something that is manageable, perhaps at times enjoyable, but mostly that allows them to find pleasure in things other than work.

Le 01 mars ..date butoir?

Chez nous cette année le 1er mars se révèle être une date importante. L’un de mes fils fera ses demandes pour son entrée à l’université et le deuxième pour le cégep. Lors de l’entrée de mon premier fils au cégep, l’arrivée du 1er mars 2015 s’était présentée sans trop de questionnements, mon aîné ayant arrêté son choix sur un programme et un cégep assez tôt dans sa dernière année au secondaire.  Cette année,  son choix pour le programme universitaire est plus difficile à cerner, mais il a ses options et un plan.  La discussion fût plutôt autour du plan de match et de l’ordre dans lequel il voulait l’exécuter. Comme il semblait assez décidé, mes questionnements n’ont pas trop galopés et j’étais sereine de le voir rassuré.   Mon deuxième fils avait choisi de faire une demande au cégep, près de chez nous, son frère ayant bien aimé l’expérience.  Le SRAM n’autorisant qu’une demande à la fois, il en fera une à l’université d’Ottawa également.  Il a obtenu la moyenne requise par  l’Université d’Ottawa pour soumettre une demande.  Il s’offre ainsi un choix de plus.

La semaine dernière, nous sommes allés faire la visite du cégep de son frère avec deux de ses amis.  A notre visite, je fus surprise de constater qu’il considérait arrêter son choix de programme en sciences.  Me basant sur nos discussions passées sur ses intérêts, j’avais interprété qu’il soumettrait ses demandes en commerce.  Là,  je me suis un peu interrogée. Pourquoi, parce que je voulais être certaine que ça venait de lui. J’ai toujours pensé laisser mes enfants choisir ouvertement ce qu’ils voulaient, tant qu’il y avait une réflexion derrière ce choix.  Je crois qu’il faut les appuyer. Mon fils a la chance d’être fort dans toutes ses matières et particulièrement en sciences, je n’aurais pas dû être trop surprise.  Toutefois, à l’occasion,  je sens le processus un peu douloureux et je voulais être certaine qu’au-delà de sa réussite dans ces matières, le tout était soutenu par un intérêt. Après discussion,  je comprends que la conseillère en orientation lui a expliqué que si il le souhaitait, avec ses résultats,  il pourrait possiblement être accepté dans le programme « honnors ».  Je trouve ça super quand il m’explique tout ca, mais je ne veux pas le voir trop souffrir.  Mon fils est un passionné de sports , un athlète de voile qui a souvent parlé avec son père de l’achat de matériel à l’international et des possibilités de commerce dans le domaine. Il aime bien discuter finance avec son père et à mes yeux,  je le voyais bien partir en ce sens.

Comme à quelques occasions dans ma vie, je me suis tournée vers ma bonne amie Sarah pour m’aider dans ma réflexion. Je lui explique la situation et lui confirme  que je sais pertinemment qu’il va réussir si il s’y mets. Je voudrais juste qu’il choisisse un programme pour lequel il possède un intérêt certain. Sarah comme toujours m’écoute attentivement et elle me suggère un film japonais, “Departures”. Sarah est une excellente amie parce qu’elle ne dirige pas mes pensées.  Elle m’aide dans mon exploration en me pointant des pistes. La vue de ce film m’a fait réaliser que bien que notre choix de carrière peut être dans un domaine pour lequel on se passionne, parfois un autre chemin plus ardu se présente et nous ouvre des possibilités. De plus, lorsque notre passion devient notre travail, il peut y avoir une diminution de plaisir y étant associé.  Je me suis également rappelé une affirmation d’un prof de physique lors de la porte ouverte du cégep: le cégep ça sert aussi à explorer nos intérêts !

J’ai donc pris le temps d’expliquer à mon garçon ma réaction parce que je ne semblais pas à mes yeux enthousiaste . Je lui ai finalement dit que je lui faisais confiance, que c’était bien d’explorer à son âge et que je savais que n’importe ce qu’il choisirait, son cheminement allait l’éclairer dans ses choix.  Je crois toutefois que même si ce n’est pas toujours facile les études, il faut tout de même, sans que ce soit une passion dès le départ, qu’il ressente à un moment un sens à son choix .

Autant pour un adulte qui se recycle, et j’en sais quelque chose,  que pour un jeune adulte qui débute le processus de choix de carrière, c’est ok de changer d’idée.  Le 1er mars  n’est pas vraiment une date butoir!    Un jour j’ai lu dans un livre ceci: « chance is when opportunity meets preparation »  il faut faire confiance à la vie, parfois on se prépare dans notre cheminement pour une opportunité future…

Avoir raison…raisonnablement

A la lecture du texte de Sarah, Teaching our kids about kindness despite living in a competitive world, je savais que nous avions un dicton français qui rejoignait son sujet.  J’ai donc surfé l’internet pour le trouver et j’ai ainsi pu relire diverses citations et proverbes sur le fait “d’avoir raison”.  En explorant ceux-ci, ma réflexion s’approfondissait et évoluait selon l’impact et la portée de chacun.  Je vais donc en reprendre quelques uns que j’ai décidé de partager avec mes enfants pour les laisser à leur tour réfléchir sur ce sujet.

D’abord la traduction intégrale de la citation de Sarah: ” A chaque fois que vous avez le choix entre avoir raison et être aimable, choisissez l’amabilité”.  Je crois comme Sarah, que dans le monde d’aujourd’hui, parfois choisir l’amabilité ne nous sert pas.  À l’occasion,  le mot amabilité prends une connotation “péjorative” dans certaines situations, et il est plus important ou efficace de présenter son raisonnement pour se démarquer.

A mes yeux, tout est possiblement dans le pourquoi et le comment.  On a une responsabilité quand on a raison de livrer le message correctement, avec manières.  Dans notre monde compétitif, j’aimerais que mes enfants apprennent à s’élever au delà des débats malsains en gardant leur savoir être et en respectant la dignité de l’autre.  Voici donc quelques citations à retenir: “Nul n’a le droit de dominer les autres même s’il a raison” et  un proverbe chinois : ” Point n’est besoin d’élever la voix quand on a raison” et encore une citation de Saint-Exupéry : “Je n’ai pas le droit de dire ou de faire quelque chose qui diminue un homme à ses yeux.  Ce qui compte, ce n’est pas ce que je pense de lui, mais ce que lui pense de lui-même.”  et finalement, l’une de mes préférée citation de Jean-Jacques Rousseau: “Je ne puis me persuader que, pour avoir raison, on soit indispensablement obligé de parler le dernier”.

Lorsqu’on débat une idée, l’énergie et la dynamique de la discussion font que c’est invitant à élever la voix et malheureusement ceci impact notre capacité d’écoute.  Lorsqu’on est conscient de ceci dès le départ, on peut essayer de contrôler cette énergie et l’utiliser pour faire évoluer le débat.  Tout ceci est un apprentissage quotidien dans nos relations professionnelles et personnelles.  Je vous laisse sur une dernière citation: “La maturité commence à venir quand on se contente d’avoir raison sans trouver nécessaire de prouver que quelqu’un a tort.”

Teaching our kids about kindness despite living in a competitive world

I am reading a book to my senior class at the moment (grades 3 to 6). Its called “Wonder ” by R.J. Palacio and was recommended to me by a good friend of mine.

It’s a touching story about Auggie, a 10 year-old boy who suffers from a severe facial deformity and starts school for the first time. As the story develops, the boy experiences moments of rejection and shame for looking different. But as the story continues we begin to see the impact that tolerance and kindness has on this boy.

Why I choose to write about this today, is because I have been reflecting a lot lately on the question of how to teach kindness both to my students and to my daughters.

This is a passage from the book that I has been on my mind all morning.

“Being kind is more important than being right.”

Is it a realistic goal to teach our kids to be kind rather than being right?

Certainly, I want to encourage my kids and students to be kind whenever possible. Along with politeness, responsibility, respectfulness and a host of other important virtues, these are vital skills that help our kids function and excel in society. But at the risk of sounding self-righteous, is it really possible to tell our kids to choose kindness at the expense of being right in all circumstances?

Our society tends to highlight and encourage attributes like initiative, strength of character and resoning skills. Are they any less important than being kind?

I would argue that in some cases, kindness is not always appropriate. Perhaps sometimes being right even might precede being kind.

A case in point applies in the context of university students applying to competitive programs. As a side-projects, besides teaching, I also work as a blog administrator for MyGraduateSchool.com  It is a project that I work on with my husband who is a best-selling author and expert in the area of helping  students prepare for the application process to graduate school.

One of his main objectives is to help students understand that in order to get accepted into competitive programs, they have to find ways that make them stand out above the rest of the applicants. Achieving this type of distinction goes well beyond just having higher grades. Some of the qualities necessary for this endeavour, do not favour being kind. They don’t encourage being unkind either, but if a student chose to be kind rather than being right in an interview setting or at a lab meeting,  there chances of getting into grad school might be severely reduced.

I think choosing kind is definitely the go-to approach, but then again it’s not always appropriate and kids need to learn the subtle differences when it’s time to be kind and when it’s time to strive forward without hurting anyone in the process.

Pudding au Pandoro

Chaque Noël, j’aime bien acheté un gâteau italien pandoro.  Ça me rappelle de bons souvenirs de notre expatriation en France.  Nous étions près de Turin et lorsque nous traversions la frontière pour aller au superbe marché de Turin, nous achetions ce gâteau à la saveur de cacao.  Cet achat possède une valeur sentimentale et nous chérissons ce petit plaisir.  Alors, il faut imaginer ma déception cette année lorsqu’au lendemain de ce précieux achat, j’ai retrouvé au petit matin le pandoro sur le comptoir.  Hors de son sac plastique et de sa boîte, il avait été laissé là à sécher.  Il est clair que ce gâteau peut se manger un peu sec, mais là c’était carrément gâché.  Après une bonne respiration et quelques indications de préservation réitérées à mon aîné, ne pouvant me résoudre à le jeter, je réfléchis à ce que je pouvais en faire.   Je décidai donc d’en faire ce que je fais avec un pain auquel on a fait vivre la même aventure soit un pudding au pain…cette fois au pandoro.  D’abord faire un pudding au pain, en plus d’être écologique et économique, ça me fait penser à mon enfance.  Ma mère aimait bien faire ce dessert et à bien y penser probablement pour recycler un pain oublié (nous étions cinq enfants à la maison!).  J’ai donc appelé ma mère comme chaque fois, ça fait partie du plaisir.  Pas de mesure précise, elle me transmet sa recette avec des à peu près, mais chaque fois c’est très bon.  Alors les ingrédients principaux sont naturellement des oeufs, un sucre ( blanc, brun, sirop ou miel) du chocolat si on le souhaite (en pépites, en morceaux ou en sirop)  des fruits secs au goût.  Pour mon expérience, j’ai donc remplacé le pain par le pandoro, j’ai choisi du miel et quelques pastilles de chocolat noir, c’était délicieux!  Nous l’avons mangé au petit déjeuner et j’étais bien heureuse de terminer ce pandoro en famille!

Spending Christmas Eve in the ER

Nathalie and I have been blogging a lot about the importance of taking the time to appreciate the people that have impacted or inspired us. Ces “grandes personnes” by Nathalie describes the influence that small acts of kindness can have on others. The amaretti recipe that I posted was not only about holiday baking but also about giving credit to those that have affected us in a positive way.

Recently, my daughter was injured in a snowboarding accident and hit her head coming off of a jump. After a worrisome night at home, I took her to the ER in Hawkesbury on Christmas Eve morning. 

Our visit to the ER became not only about dignosis and treatment, but also and perhaps even more so, about how lucky we are to be healthy and loved.

During our wait, Hannah and I saw a vast array of people from different social economic status, suffering from a variety of illnesses. We saw parents caring for their children and adult children caring for elderly parents. We observed a women bringing in her neighbour for treatment from a fall and a baby with breathing difficulties. We saw what homelessness, loneliness, worry, anger, frustration, laughter and kindness looks like, all over the span of our wait time which turned out to be over 6 hours. It was a momentous and important learning moment for both of us.

Going to the ER was a test of our patience, it was a chance to avoid judging others. It was a reminder of the loneliness and the despair that exists and an opportunity to feel blessed and thankful for the good news that my daughter is healthy – a mild concussion and rib contusions that will heal within 2 weeks. 

The new year is almost upon us and what I most hope to accomplish in 2017 is to appreciate the small and simple things that bring joy and teach my children to do the same. 

Un “chacha”productif

Le brouillon de ce texte a été rédigé dans un petit cahier de notes, à bord d’un train.  Il y a quelque chose de particulièrement hors de l’ordinaire à écrire des textes à la main de nos jours.  Premièrement, ma calligraphie  est beaucoup moins jolie qu’avant, faute de pratique.  Alors, je dois prendre mon temps pour tracer de belles lettres afin de pouvoir me relire aisément quand vient le temps de le taper.  C’est un peu une perte de temps, je l’avoue, mais ça me fait plaisir de perdre mon temps.

Notamment dans ce cas ci, parce que ce cahier de notes, me fût offert par une collègue de travail que j’apprécie spécialement.  C’est une nouvelle collègue à moi.  J’ai eu la chance et l’opportunité il y a trois mois d’occuper un poste en remplacement.  En fait, ce remplacement avait déjà été comblé,  mais la candidate après quelques semaines a décidé de faire marche arrière.  Heureusement pour moi, ce choix m’a offert la possibilité de rencontrer ma collègue.  Au départ, il a été difficile j’imagine pour elle de reprendre le coaching et la formation avec moi, mais elle m’a laissé ma chance.  Je savais bien que tout ce transfert de connaissances alourdissait sa tâche de travail, je me suis donc bien concentrée et appliquée.  Les semaines ont passé et une relation professionnelle se bâtissait.  Lorsqu’on travaille en équipe, il faut trouver le bon rythme, le juste partage pour ne pas se piler sur les pieds.  C’est un peu comme une danse.  Notre “chacha” est donc devenu plus souple et fluide.  Après être passées au travers quelques échéanciers serrés provoquant des fous rires occasionnels, notre relation est maintenant pour moi amicale.   Je devrai quitter mes nouvelles fonctions prochainement, mais je garderai quelque chose de précieux que me rappelle ce charmant cahier de notes et nos souvenirs d’éclats de rire complices.  Merci chère collègue pour ta patience et ta générosité!

J’ai eu la chance dans ma vie de faire quelques rencontres professionnelles efficaces.   Sarah en est un autre bel exemple.  Je suis heureuse d’avoir créé avec elle ces occasions d’échanges qui nous gardent unies.  J’espère que mes enfants auront la chance de rencontrer des collègues de travail ouverts au travail d’équipe pour qu’ils puissent avoir ce sentiment de danser un “chacha” productif.

 

Ils ont manqué d’Amour

Samedi dernier, en regardant ma Presse Plus, j’ai pleuré en lisant l’article de Patrick Lagacé « Survivre une bouteille vide à la fois ». Je vous recommande cette lecture : http://plus.lapresse.ca/screens/54aa9c42-5220-449c-9c4a-71fe04ce3c93%7C_0.html

Je suis toujours sensible face à la grandeur des gens. L’article nous rapporte comment un homme survit en recueillant les bouteilles vides de son quartier.  Ça m’a touché, parce que je trouve cela grand le courage de cet homme pour s’en sortir après les divers problèmes de vie qu’il a rencontrés. Personne n’est a l’abri de ceci même si plusieurs se croient invincibles. C’est clair que lorsqu’on a reçu une bonne base d’amour en bas âge ça aide, mais même là, la vie peut parfois frapper durement et on peut prendre le mauvais chemin comme disait ma mère. Ma mère j’en parle souvent, parce que malgré le fait qu’elle n’est pas eu la chance d’obtenir un diplôme universitaire (une de ses grandes déceptions),  elle a été à l’école de la vie et a développé une  patience et une tolérance que j’admire.   Devant les gens tout croches comme certains les appellent ma mère me dit toujours, ils sont souffrants, ils ont manqué d’amour.  Ça donne une toute autre perspective.   Alors c’est un peu difficile pour moi d’entendre des gens dire les gros préjugés de style : il n’a que ce qu’il mérite, c’est un bon à rien ou il ne fera jamais rien de bon dans la vie.

Lorsque j’ai commencé mon travail dans le communautaire avec les enfants, ce que j’ai  apprécié le plus, était de constater que lorsque les enfants ont accès au même service, (dans mon cas des ateliers d’apprentissages et de jeux), qu’ils soient de milieu défavorisé ou non, ils peuvent tous apprendre à leur rythme quand ils se sentent encouragés. Ce n’est pas facile de regarder la misère, je comprends, ça me fait pleurer.  Mais, il ne faudrait quand même pas avoir peur de ça au point à en  devenir intolérant et à la limite ridicule dans nos commentaires. C’est vrai que si mes enfants étaient touchés par des gestes de personnes souffrantes d’alcoolisme par exemple, j’aurais très certainement beaucoup de difficulté à l’être face à leurs actions. Mais malgré cela, malgré les gestes inacceptables et impardonnables, reste que ce serait le résultat de misère et de souffrances. C’est tellement triste quand on y pense et tellement gros de réaliser que c’est une réalité qui ne disparaîtra pas. Voilà pourquoi les petits gestes comptent tellement. Bravo a cette intervenante dans l’article qui a sauvé la vie de Pierre. Bravo à ces gens qui posent des gestes dans le quotidien qui stimulent le changement. Bravo à Patrick Lagacé de me faire pleurer ce matin parce que je ne veux pas oublier les conseils de ma mère et je veux garder cette perspective et éviter  les jugements. J’espère que mes enfants pourront développer ce réflexe et je leur glisserai à l’occasion, tout comme ma mère,  ce même commentaire: ce sont des gens souffrants, ils ont manqué d’amour.

Being inspired by the people around you

I was inspired to write this post after reading Nathalie’s article entitled “Ces grandes personnes“. It’s a beautifully-written article about acknowledging the people that inspire us and taking the time to appreciate the small acts of kindness from strangers.

As I read that post, I couldn’t help but wonder how I would react in similar circumstances. Would I put my best foot forward in a difficult situation even if it was not to be acknowledged or appreciated? Although I cannot be sure, I do know that it is those tough situations that determine much of who we are and mold us into the people we become. These are tough issues that I will perhaps tackle in a future blog post.

For the time being, I wish to share with you someone that has inspired me. A friend, Brock recently passed away from a battle with cancer. I chose to use this picture as the feature image for this week’s post because it was taken at the hill where we would often see Brock. This picture was also taken moments after I found out about his passing. At the age of 69, Brock was a very active and friendly man. He was an avid skier and cycler, who often frequented our local Mont Rigaud, which is where we would run into him. As we would mount the chair lift together, he was always happy to share a story about a recent skiing experience he had had or a supportive comment about my kids progression in the sport. I am saddened to hear of his death and although I did not know him well, he truly touched us with his humour and gentle spirit. He will be missed both on and off the hill. RIP Brock.

Blog at WordPress.com.

Up ↑